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Le tour du monde en 80 jours, de Jules Verne

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- Auteur: Jules Verne

- Date de publication: 19xx

Le gentleman anglais Phileas Fogg est membre d'un très select club de jeux. Un jour, suite à une discussion autour d'une table, il prend le pari osé et également hâtif de faire le tour du monde en moins de 80 jours. Le départ est prévu le soir même. Le gentleman n'a qu'une parole, il est de surcroît extrêmement têtu et "horlogement" précis. Il ne partira pas seul non plus, sont valet Passepartout embauché quelques heures auparavant le suivra dans ce tour du monde audacieux et rocambolesque. Sa route sera parsemé d'embûches aussi invraisemblables les unes que les autres, il fera la rencontre de nombreux personnages dont l'agent Fix qui le poursuit suite à un braquage de banque. Le sieur Fogg partant pour l'étranger avec beaucoup d'argent est donc le coupable idéal. L'argent résout d'ailleurs peut-être un peu trop de choses dans ces aventures ! En même temps comment notre héros aurait peut-il se sortir autrement des situations invraisemblables où son auteur à l'imagination débordante l'a envoyé…?
Ce récit est étonnement riche en détails sur les pays traversés et la fiction se juxtapose parfaitement avec ce réalisme culturel et social des populations. Le dénouement final est connu de tous mais les rebondissements de dernière minute sont étonnants et ne manque pas de nous intriguer ! C'est un merveilleux "voyage extraordinaire" mais également une superbe histoire d'amour…

Par Greg.

Je, François Villon, de Jean Teulé

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- Auteur: Jean Teulé (1953)

- Date de publication: 2006


Jean Teulé retrace la vie de ce poète de la fin du Moyen-âge, époque où règne la famine, la peste et la répression. Les crimes et délits sont le quotidien de la vie parisienne. François Villon dont le père a été pendu est né le jour de la mort de Jeanne d'Arc. Il ne lui reste plus que sa mère qui le confie à un chanoine très tôt juste avant d'être enterrée vivante. Maître Guillaume devient alors son tuteur mais a beaucoup de mal à l'éduquer… Beaucoup de mal car François Villon est un marginal terrifiant qui vole, ment, se saoule, profite des plaisirs charnels et de tout ce qu'il y a d'illégal. Mais c'est un perturbateur public qui fait ses études.
Trouvant l'amour, il s'assagit, mais cela ne durera malheureusement que peu de temps car sa rencontre avec les Coquillards va faire basculer ses actes dans l'atrocité et l'inhumanité.
Ce roman prend alors une tournure différente. Les petits délits et l'humour s'effacent pour laisser apparaître la cruauté et la sauvagerie à l'image de ses compagnons de la Coquille.

L'auteur nous imprègne admirablement bien de cette descente aux enfers et les magnifiques poèmes cités au fil des pages illustrent les pensées du poète. Son portrait est tout d'abord attachant (son adolescence ressemble à celle de Fra Filippo Lippi – La passion Lippi de Sophie Chauveau), puis répugnant et surtout choquant. Enfin, un sentiment de rédemption (ou de lassitude) se fait sentir à la fin de sa vie, enfin de ce que l'on connaît sur sa fin de vie car une fois bannie de Paris, plus personne n'eue de nouvelles de lui !
Vous l'aurez compris, la vie de François Villon est difficile à retracer car beaucoup de zones d'ombres sont présentes, mais Jean Teulé nous livre tout de même de façon romanesque, une vie passionnante du "poète des tavernes et des brigands".

Par Greg.

Pars vite et reviens tard, de Fred Vargas

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- Auteure: Fred Vargas (1957)

- Date de publication: 2004

"Ce sont des signes étranges, tracés à la peinture noire sur des portes d'appartements, dans des immeubles situés d'un bout à l'autre de Paris. Une sorte de grand 4 inversé, muni de deux barres sur la branche basse. En dessous, trois lettres: CTL. A première vue, on pourrait croire à l'oeuvre d'un tagueur. Le commissaire Adamsberg, lui, y décèle une menace sourde, un relent maléfique. De son côté, Joss Le Guern, le Crieur de la place Edgar-Quinet, se demande qui glisse dans sa boîte à messages d'incompréhensibles annonces accompagnées d'un paiement bien au-dessus du tarif. Un plaisantin ou un cinglé ? Certains textes sont en latin, d'autres semblent copiés dans des ouvrages vieux de plusieurs siècles. Mais tous prédisent le retour d'un fléau venu du fond des âges..."

Ce policier se dévore en un rien de temps, il est passionnant, intriguant, tout simplement palpitant. Ce fléau venu du Moyen-âge est la peste… et c'est effroyable, la population parisienne est paniquée, l'auteure Fred Vargas nous captive avec moults rebondissements jusqu'au dénouement final… Bref, les grandes lignes de ce livre, de l'enquête sont tout simplement géniales ! Mais dès qu'on rentre dans les détails, c'est la catastrophe !!! Tout est gâché ! Ce roman possède beaucoup trop d'incohérences et de coïncidences. Je ne veux pas ici révéler la fin de l'histoire mais comment parler des ces fâcheux détails sans les évoquer ??? Bon, on y va quand même…

Tout d'abords Damas, comment arrive-t-il à retrouver les tueurs de son père ? Rien dans le texte ne nous en fait part, et pour cause, les tueurs eux même ne se connaissaient pas, ils ne s'étaient jamais vus, ne se sont jamais revus et certains d'entre eux étaient cagoulés. Alors comment cet enfant, quelques années plus tard parvient-il à mettre des noms sur des visages inconnus ? Ensuite, Damas est en permanence sur la place Edgard Quinet, là où tout le monde parle de l'affaire et où il est dit et re-dit que les morts n'ont pas été foudroyés par la peste, mais assassinés, alors comment ne peut-il pas être au courant de ces choses alors que l'affaire dure plusieurs jours ! Le prétexte que la police ne veut pas faire peur à la population ne tiens pas, vu que sur la place, tout le monde est au courant que ce n'est pas la peste ! Continuons, Damas prépare son coup depuis des années, mais sa demi-sœur n'arrive seulement que quelques mois plus tôt elle, quelle coïncidence quand même que tout arrive sur un plateau d'argent pour soeur ! Et encore… Comment la grand-mère de Damas peut-elle être persuadés que les puces de ses rats vont transmettre la peste alors que la peste s'est éteinte il y a bien longtemps ? Bref il y a encore quelques incohérences mais je m'arrêterais là !

Cette fois, une inutilité: notre commissaire a une liaison avec une certaine Camille… mais qu'est-ce que cette histoire vient faire ici ??? Elle n'a strictement aucun intérêt ! On pourrait peut-être se dire que cela nous permet d'en savoir un peu plus sur la psychologie du personnage, mais non, car en savoir un peu plus sur le personnage est intéressant pour comprendre pourquoi il va prendre telle ou telle décision, pourquoi réagira-t-il de cette façon… Non, cette pseudo histoire ne nous avance à rien, elle n'intervient d'aucune façon dans l'intrigue. Il faut avoir lu d'autre de ses romans pour comprendre que certains personnages se retrouvent... Je ne dois pas être assez fleur bleue et quelque chose a dû m'échapper...

Un film tiré du roman a été adapté au cinéma, lorsque l'on sait que dans la majeure partie des cas, nous sommes déçus par le film lorsque l'on vient de lire le livre s'y reportant, que va donner cette adaptation ? J'étais donc assez curieux de voir ce chef-d'œuvre cinématographique et à ma grande surprise, il est tout simplement génial ! Toutes les questions que je me posais sur les incohérences du livre, ont été traités différemment quitte à modifier en grande partie le dénouement, mais au moins de cette façon, tout est plausible, et notamment le fait que les tueurs du père de Damas se connaissent tous car ils travaillent tous pour lui en Afrique, il est donc facile dans ce cas pour n'importe qui de les retrouver. Il en va de même pour les autres incohérences. Petit bémol cependant sur l'histoire d'amour entre le commissaire Adamsberg et Camille, elle est également présente, et tout aussi inutile ! Mais le film reste cependant excellent. Le livre lui, n'est que "bien".

Par Greg.

La consolante, d'Anna Gavalda

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- Auteur: Anna Gavalda (1970)

- Date de publication: 2008


La Consolante relate le travail de deuil de Charles, qui, à l’aube de sa cinquantaine, voit s’effriter peu à peu la vie qu’il pensait avoir solidement construite ; en pleine tourmente conjugale, il apprend une nouvelle dévastatrice : le décès de la femme qui a marqué sa jeunesse et son adolescence.

Architecte de son état, il va alors s’employer à rebâtir sa vie en affrontant les fantômes de son passé mais c’est surtout la rencontre avec Kate, elle aussi confrontée à la perte d’un être cher, qui va lui redonner le goût de vivre et d’espérer de nouveau.

« Obsédé par la mort », il va devenir « stupéfait par la vie ». Une jolie trouvaille syntaxique, révélatrice de l’état d’esprit du héros, ponctue les étapes de ce renouveau intérieur, on passe en effet du « je » de narration au début du roman à la troisième personne du singulier puis on a un retour au « je » à la fin, prétexte à un dénouement final teinté d’espoir.

Avec son indéniable talent de conteuse et sa plume acérée, Anna Gavalda embarque le lecteur dans un roman bouleversant de sincérité où la prose se fait tour à tour sombre, légère, émouvante mais toujours d’une incroyable lucidité et d’un réalisme poignant. Anna Gavalda n’enjolive pas la réalité et ne fait aucune concession à la cruauté du destin mais conclut néanmoins sur une note d’optimisme qui nous réchauffe les coeurs.
A lire absolument.

Par Sam.

Ensemble c'est tout, d'Anna Gavalda

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- Auteur: Anna Gavalda (1970)

- Date de publication: 2004

L’histoire de 4 personnages centraux. Camille, en détresse, dessine ou plutôt dessinait, maintenant elle fait des ménages la nuit pour survivre et se payer son loyer dans sa chambre de bonne. Philibert, jeune aristo pur jus, complètement en décalage avec le monde et pris de bégayements dès qu’il stresse, il héberge Franck, un cuisinier, un peu rustre mais attachant et dont l’existence tourne autour des filles, de la moto et surtout de sa grand-mère Paulette.
Paulette vit seule, elle est âgée, tombe beaucoup et cache ses bleus à ses proches, paniquée à l’idée de mourir loin de son jardin et de son chat.
Ces quatre là n’auraient jamais dû se rencontrer. Trop perdus, trop seuls, trop cabossés par la vie.
Et pourtant, le destin, ou bien la vie, le hasard, l’amour va se charger de les bousculer un peu. Leur histoire, c’est la théorie des dominos, mais à l’envers. Au lieu de se faire tomber, ils s’aident à se relever.

Ce livre raconte la vie en toute simplicité, la vie de n’importe lequel d’entre nous, les galères qui ne nous épargnent pas. Chacun peut se reconnaître dans l’un de ces quatre personnages. Ils sont attachants à leur manière. Il y a l’espoir, l’espoir de s’en sortir, de pouvoir compter sur les autres pour continuer à vivre. C’est tout simplement une belle histoire, 4 vies différentes mais qui au fond se ressemble et ont un point commun : l’envie de s’en sortir et de s’aider.
Anna GAVALDA, écrit simplement mais intelligemment, elle sait toucher et je conseille également de voir le film tiré de ce livre avec en personnages principaux Audrey TAUTOU et Guillaume CANET.

Par Sam.

Les révoltés de la Bounty, de Jules Verne

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- Auteur: Jules Verne (1828 - 1905)

- Date de parution: 1879


A la fin du 18ème siècle, le navire anglais la Bounty, avait pour mission de transporter aux Antilles, l'arbre à pain. Le commandant Bob Bligh était apparemment assez inhumain et se comportait comme tortionnaire envers ses officiers et matelots. Le second du commandant, Christian Fletcher, suivi par quelques de ses matelots se révolta et bâillonna Bligh ainsi que ses plus fidèles exécuteurs d'ordres dans une chaloupe, les abandonnant ainsi à leur sort.
Ce récit de Jules Verne est bien réel, les faits sont tirés des annales maritimes de la Grande-Bretagne. On pourrait pourtant croire à une histoire romancée de détails fictifs tellement l'issu paraît irréelle. Cette histoire est légendaire et mérite d'être lue, les amateurs de voiles et voiliers y retrouveront bon nombre de mots issus du vocabulaire maritime.

Par Greg.

Tuez-les tous, de Salim Bachi

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- Auteur: Salim Bachi

- Date de publication: 2006


"Le 11 septembre 2001, un terroriste, aidé de ses complices, prend le contrôle d'un avion et le précipite sur le World Trade Center. Salim Bachi retrace la vie et les pensées de cet homme quelques heures avant la tragédie".

En lisant cette 4ème de couverture, je me suis dis qu'il serait peut-être intéressant de lire quelque chose d'un point de vue opposé, une sorte de roman historique qui susciterait forcement la polémique et le scandale…

Et dès les premières pages, c'est l'illusion, on se rend bien compte qu'il ne s'agit là que d'un roman. La plume de l'auteur nous dévoile un terroriste "humain", chose à laquelle il fallait évidemment s'attendre pour ne pas avoir un récit "tout tracé" mais plutôt le rendre controversé et discutable.

C'est tout de même un roman complexe et les nombreuses références au Coran ne nous facilitent pas la tâche. De même que l'atmosphère à travers l'écriture est volontairement troublée, brouillée, presque overdosée à l'image des actions du terroriste avant la catastrophe.

Bref, on nous promet de "retrace[r] la vie et les pensées de cet homme quelques heures avant la tragédie" du 11 septembre. La lecture est tout autre… c'est comme si on leur fournissait du mouton halal… mais acheté dans une grosse société de distribution, et en plus c'est du "halouf" d'il y a 15 jours et remballé… Bref, il y a tromperie sur la marchandise, l'attentat du 11 septembre 2001 n'est qu'un décor, un prétexte pour parler d'autre chose.

L'auteur a tout simplement voulu mettre un coup de pied dans la marre aux canards littéraire française.

Par Greg.

Jamais de la vie, de Françoise Moreau

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- Auteur: Françoise Moreau

- Date de publication: 2007


Depuis longtemps l'on me parlait de Françoise Moreau comme une auteur à la superbe écriture.

Jamais de la vie est le dernier de ses romans parus et le premier que j'ai lu. Je ne peux que confirmer qu'il s'agit d'une auteur remarquable, peu médiatisée malheureusement.

Jamais de la vie est un récit de vie, une vie sans autre aventure que les épreuves du quotidien. Blanche est une petite fille inhibée et secrète qui préfère constamment se réfugier dans ses mondes imaginaires plutôt que d'affronter la vie réelle. Elle se crée ainsi un cocon rassurant, fait de rêves et de douceur. Cela agace singulièrement les adultes qui l'entourent, avec lesquelles la communication paraît impossible, qui ne comprennent pas son apathie et préféreraient voir une enfant insouciante et pleine de vie.

Mais Blanche ne veut pas se frotter à la vie et c'est toujours bien malgré elle qu'elle se verra progressivement chassée de son univers enfantin. Ainsi, elle finira par accepter sa propre existence et à commencer à vivre car, pour cela, il n'est jamais trop tard.

Françoise Moreau nous offre un personnage atypique et très attachant. L'ambiance ouatée qu'elle installe, empreinte de la mélancolie d'un jour de pluie, est absolument envoûtante. Passées les premières pages un peu déroutantes, on ne peut plus quitter la compagnie de Blanche jusqu'à l'épilogue.
Voici un roman qui laisse aussi pensif et rêveur que son héroïne ...

La passion Lippi, de Sophie Chauveau

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- Auteur: Sophie Chauveau

- Date de publication: 2004

"Florence 1414. Un enfant hirsute, aux pieds couverts de corne, griffonne furieusement une fresque remarquable à même le sol d’une ruelle des bas-fonds de la ville. Miraculeusement repéré par Cosme de Médicis et placé au couvent des carmes, il va faire souffler un vent de passion sur la peintre de la Renaissance.
Moine et libertin, artiste intransigeant et manipulateur sans scrupules, futur maître de Botticelli, ses sublimes madones bouleversent son époque. Elles lui sont pourtant très intimement inspirées par les filles des maisons de plaisir de Florence qui en ont fait leur petit prince caché.
Bravant tous les interdits et jusqu’à l’autorité suprême du Pape, il commet par amour l’ultime provocation. Le scandale le pousse à l’exil et le renvoie au secret sanglant enfoui au cœur de son enfance.
Peintre voyou, ange ivre, fra Filippo Lippi invente un rapport nouveau entre l’art et le monde de l’argent et, le premier, fait passer les peintres de statut d’artisans estimés à celui d’artistes reconnus."

Choquant, dérangeant, immoral, terriblement captivant et attachant à l’image de son personnage clé, La Passion Lippi ne laisse pas indemne… Une rencontre exceptionnelle avec l’un des plus grands peintres de génie de la Renaissance italienne à la destinée singulièrement prodigieuse et bouleversante. Outre la genèse de l’Œuvre du sidérant et tapageur Fra Filippo Lippi, Sophie Chauveau plante le décor en trame de fond de l’éblouissante et florissante Florence de l’époque. Un livre fascinant et intriguant, probablement objet de nombreuses recherches et investigations transversales, pour un sujet excessivement passionnant narré par un remarquable récit à couper le souffle !

Par Caro.

Un roi sans lendemain, de Christophe Donner

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- Auteur: Christophe Donner (1956)

- Date de publication: 2007


Je l'avais rapidement mentionné dans un de mes précédents billets, Un roi sans lendemain de Christophe Donner est un de mes coups de coeur de la rentrée littéraire.



L'auteur y mêle très habilement auto-fiction et roman historique.
Henri Norden, le narrateur-alter ego, se voit proposer par une productrice dilettante d'écrire le scénario d'un film sur Louis XVII, victime tragique de la révolution française. Au fur et à mesure de ses recherches historiques sur les évènements qui ont conduit à la mort du jeune roi, Henri échafaude une théorie : Jacques-René Hebert, écrivain favori des sans-culottes et directeur du Père Duchesne, le journal le plus scandaleux et le plus célèbre de la Révolution, est coupable de cet infanticide. De plus en plus fasciné par cette Histoire qu'il ausculte et sculpte, Henri va accorder aux personnages qu'il fait revivre une place grandissante dans sa vie privée.

Christophe Donner a réussi un roman très bien composé, où la forme et le fond se répondent à la perfection. C'est un récit envoûtant, où la fascination que ressent le narrateur se propage bientôt vers le lecteur lui-même, incapable de se défaire de cette histoire dont il connaît pourtant déjà la fin...
Plus qu'un récit, Donner nous offre également une véritable réflexion sur l'histoire (comment elle est écrite, comment elle est transmise...), iconoclaste assurément !
En bref, un grand roman, de ceux dont on sort nourri.

Par Valériane.